Kamis, 06 Februari 2020

?uvres poétiques complètes (Tome 2)

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française

?uvres poétiques complètes (Tome 2) Details

Aragon ne ressemble pas à l'image que l'on a de lui, celle d'un poète qui, après avoir pris part à l'aventure surréaliste, a recouru à la rime et à des formes traditionnelles pour chanter la France résistante, le parti communiste et l'amour d'Elsa. Sa voix propre est sans doute moins célèbre que celles que lui ont prêtées les chanteurs. Il arrive en effet qu'on ne voie en lui qu'un parolier de génie, surtout quand on néglige de «commencer par le lire». Sa poésie, il est vrai, n'est pas un rébus ; elle demeure une parole intelligible, ce qui la rend accessible, ce qui permet aussi à ses non-lecteurs de se méprendre à son propos. Aragon, à qui le lit, apparaît comme le poète du mouvement perpétuel. Inventeur de formes et de mètres nouveaux, il ne s'en tint jamais à ses découvertes, continua de se renouveler, contesta les genres anciens sans les refuser : en les utilisant. Comme Hugo (vu par Mallarmé), «il était le vers français personnellement». Comme Hugo encore, il eut plusieurs cordes à son instrument et n'en négligea aucune. Voici donc toute la lyre d'Aragon, rassemblée, ainsi qu'il l'a souhaité, dans l'ordre chronologique, depuis Feu de joie jusqu'aux Adieux en passant par des traductions et des textes épars dont cette édition offre le recueil le plus complet jamais réalisé. On a pris l'habitude de distinguer trois périodes dans ces soixante années de création : l'appel à l'imaginaire des époques dadaïste et surréaliste, la quête de la réalité à travers les noces de l'écriture et du militantisme (dont la poésie de la Résistance est la plus belle illustration), le lyrisme intime, enfin, qui offre une incessante relecture de soi via une diversité inouïe de formes. Ces deux volumes montrent qu'Aragon, en fait, ne changea jamais tout à fait de matière, que tous les enjeux de sa poésie - la langue, l'Histoire, le sujet individuel - sont toujours présents, même si l'accent est mis tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre. Son ?uvre poétique a l'unité, labyrinthique certes, mais incontestable, d'un océan. On en a beaucoup fréquenté les plages ; on peut désormais l'explorer jusque dans les grandes profondeurs.

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The Cantos of Ezra Pound

Category: Livres anglais et étrangers,Literature & Fiction,World Literature

The Cantos of Ezra Pound Details

Since the 1969 revised edition, the Italian Cantos LXXII and LXXIII (as well as a 1966 fragment concluding the work) have been added. Now appearing for the first time is Pound's recently found Eglish translation of Italian Canto LXXII.

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This barely legible (on its own - to be read with Terrell's "Companion to the Cantos of Ezra Pound") text is to be heard, read, seen, spoken aloud. It is a monument of poetry, a guide for later poets and also a link with the rest of humanity's literary history, encompassing literature from Homer to Dante and more modern art. Though reading The Cantos will take a lifetime, it is incomparable experience to embark on such a quest, because of the breadth of references - economics, politics, history, philosophy, art etc. - it alludes to, paraphrases, or rewrites.

Les jours fragiles (Hors collection)

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française

Les jours fragiles (Hors collection) Details

Mercredi 23 juillet,Il fait froid comme en plein hiver. C'est ce froid qui saisit Arthur en premier, lorsqu'il descend sur le quai de la petite gare de Voncq. C'est ce froid qui le glace jusqu'aux os, qui fait courir le long de son échine des frissons qui le désarticulent. Il est vrai qu'il a perdu l'habitude des étés français: voilà trop d'années que ses saisons à lui sont torrides, blanches et sèches. Mais il y a plus: dans ce monde à l'écart du monde, il est indéniable que tout semble plus ténébreux, plus humide. La lumière est sale et les ciels sont lourds. Des obscurités cavalent sur les flancs des collines, s'installent au creux des vallées. Même le fleuve est noir. L'été, ça n'existe pas. Le soleil, ça n'existe pas. Il n'y a que la pluie, le plus souvent, et une sorte de grisaille sur tout. Les peupliers plient sous le vent. Arthur s'avance comme un spectre au milieu de ce théâtre d'ombres.Je l'attends au bord des rails, je tends mon cou pour l'apercevoir, je me suis composé un sourire, je crois que ce sourire me défigure quand je finis par reconnaître sa silhouette. Je vois le corps morcelé, soutenu par des béquilles, j'imagine le calvaire qu'a dû représenter son voyage depuis Marseille dans des trains de fortune. Je cours à sa rencontre. Je conserve le faux sourire, les yeux qui brillent.J'embrasse son visage de mes deux mains. Ses bras restent accrochés aux béquilles. Nous n'échangeons pas un mot.Plus tard, j'aide le préposé aux bagages à charger ses valises dans notre carriole. Arthur se tient derrière moi, en retrait, grimaçant je le sais sans le voir. Je tente de lui dissimuler mon affolement. Lui demeure plutôt calme au milieu du désordre, de l'agitation. Moi, je lutte pour ne pas m'évanouir. Quand il s'agit de le hisser dans notre véhicule, le jeune homme de la gare fait appel à du renfort. C'est trop pour lui seul.Arthur croyait avoir tout oublié mais tout lui revient "en une seule seconde", m'assure-t-il. Dans le soir, il reconnaît les façades des maisons rongées par le lierre, les murs dressés comme des remparts, les toits identiques à l'infini, et au-delà de l'enceinte de la cité, la forêt où il s'est si souvent perdu et où planent les fantômes de son passé.

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Je viens de découvrir Philippe Besson, et en même temps de redécouvrir la vie de Rimbaud. L'ouvrage est puissant, écrit avec délicatesse. Celle qui écrit c'est Isabelle la s?ur du poète, une jeune femme qui se dévoue à ce frère qu'elle adore, alors qu'elle l'a si peu vu. Elle est auprès de lui à tous les instants, les derniers de sa vie lorsque le cancer le ronge. Arthur est toujours le rebelle, l'insoumis, elle découvre tout de lui en particulier son homosexualité, et pourtant il parle peu, à mots couverts. A côté d'eux il y a la mère, leur mère, froide et distante, dont l'attitude explique peut-être le mal vivre de la famille.Un vrai bijou.

C'est ici que l'on se quitte - extrait offert

Category: Boutique Kindle,Ebooks Kindle,Littérature

C'est ici que l'on se quitte - extrait offert Details

Découvrez un extrait de ce roman triste et hilarant ! Qu'est-ce qui est pire que d'aller enterrer son père ? Réponse : passer les sept jours de deuil qui suivent enfermé avec sa propre famille de dingues... Qu'y a-t-il de pire que d'enterrer son père ? Réponse : passer la semaine qui suit enfermé avec sa propre famille de dingues... Morton Foxman s'en est allé. Mais avant de mourir, il a exprimé une dernière volonté : que sa famille célèbre la Shiva'h. Sept jours de deuil, ensemble, sous le même toit. Une perspective peu réjouissante pour ce clan qui ne s'est pas retrouvé ainsi réuni depuis... depuis quand déjà ? Judd, qui nage en pleine déprime après avoir découvert sa femme en flagrant délit d'adultère, s'apprête à vivre ce qui pourrait être la pire semaine de sa vie. Il rejoint sa mère, aux talons et décolleté vertigineux ; sa sœur Wendy accompagnée de ses gosses hyperactifs et de son mari continuellement scotché à son BlackBerry ; son frère aîné, Paul, atrabilaire, et sa charmante épouse, avec qui Judd a pris un peu de bons temps par le passé ; et enfin Phillip, le vilain petit canard, qui se fait aussi rare que discret sur ses activités... Des caractères diamétralement opposés contraints de cohabiter pendant sept jours et sept nuits. Les non-dits, les rancœurs couvent. Et chacun de prendre sur lui pour ne pas péter les plombs. Famille, je vous hais ! Heureusement, il y en a au moins un qui n'est plus là pour voir ça...

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Au moment où sa vie de trentenaire part en sucette, Judd apprend le décès de son père. Il se voit contraint de passer 7 jours dans sa maison d'enfance avec sa famille pour célébrer la Shivah. Pas facile de passer 7 jours avec des personnes qu'il côtoie si peu depuis des années malgré les liens familiaux. Ce retour aux sources lui permet de faire le point sur sa vie, son passé, ses rêves, son cheminement, sur lui même. Ce roman n'est pas dénué d'humour pour autant bien au contraire. J'ai passé un délicieux moment avec judd et ses proches. J'avais l'impression d'être avec eux chaque jour tellement l'écriture de l'auteur est proche de nous.Je conseille vivement ce roman et j'ai hâte de lire un autre roman de Tropper !